I N T E R V I E W : Vincent Cassel (Dérapage)

I N T E R V I E W : Vincent Cassel (Dérapage)
Comme ça : Dans Dérapage, vous embrassez Jennifer Aniston. Comment étais-ce ?
Vincent Cassel : Très agréable ! En même temps, il n'y a pas de scène torride entre nous, c'est plus suggéré que montré. A part ça elle est d'une discrétion absolue sur un plateau et d'une grande modestie. Elle a pris ce film très au sérieux. Elle avait un rôle qui réprésentait apparamment un challenge pour elle. Elle était très concentrée.

Comme ça : Apparemment, il y a eu une très bonne ambiance...
Vincent Cassel : Oui, il y avait d'un côté la grosse star du film, Jennifer. Ensuite, Clive Owen qui devient un acteur incontournable. Moi, je suis le petit Français. Même si je suis fier de ma filmo, je sais très bien que sur un marché international, je ne réprésente pas la même chose. L'ambiance était super parce qu'il y avait un bon esprit. On sent que Clive a du vécu, il relativise bien ce qu'il vit. Jennifer est une personne très humble et très heureuse de faire du cinéma après son succès télévisuel.

Extrait de l'interview du magazine Comme ça n° 157 de mars 2006
Actuellement à l'affiche de Dérapage de Mikaël Hafstrom


Ciné Live : Tourner avec Jennifer Aniston, c'est intégrer le système hollywoodien dans ce qu'il a de plus absolu. C'est effrayant vu de l'intèrieur ?
Vincent Cassel : Vu de l'intérieur non, parce qu'on ne se rend plus compte. Là où c'est un peu flippant, c'est dès que tu essaie de les voir à partir de l'extèrieur. C'est très compliqué, même pour moi. Sauf Clooney. Lui, c'est vraiment diffèrent, c'est un mec engagé à tous les niveaux, un type très articulé dans son discours, très intelligent. Pendant la promo d'Ocean's twelve, quand on arrivait quelque part et que les fans hurlaient "George ! George !", ils leur disait discrètement : "Hé, y a Brad Pitt derrière moi..." Il a dépassé tout ce cirque depuis longtemps. Quand on arrive à ce niveau de puissance de célébrité, je pense toujours à Brad Pitt. Il y a beaucoup de solitude dans ce genre de vies-là...

Extrait de l'interview du magazine Ciné Live n°99 de mars 2006
Actuellement à l'affiche de Dérapage de Mikaël Hafstrom



# Posté le mercredi 08 mars 2006 16:38

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:42

A C T R I C E : Natalie Portman

A C T R I C E : Natalie Portman


88 9 88

Jolie frimousse découverte au détour d'un escalier dans Léon par les spectateurs. Echappant à une fusillade meurtrière. Elle incarnait l'innocence de Léon, killer en mal de rédemption, alias Jean Reno. Déjà, on la choisit pour des personnages plus matures que son âge.

Un sacré caractère du haut de ses 13 ans ! Depuis elle va et vient sur les écrans avec un passage dans chaque genre. La même année on la voit dans la comédie satirique de Tim Burton, Mars Attack !, en fille psychosée de président. Elle sera l'avenir de la planète, rare rescapée de l'invasion des extra-terrestre. Il faudrait qu'elle arrête de jouer les filles de parents assassinés ?

Elle ne sera pas la Juliette de Di Caprio, elle refusera Lolita et The Ice Storm. Elle veut jouer des rôles de son âge. Seulement au théâtre et au cinéma. On parle d'elle comme de la nouvelle Audrey Hepburn. Elle appartient à cette génération de jeunes comédiennes douées et mignonnes, déterminées et exigeantes. Polyglotte, douée pour les études, cette jeune israëlienne presque trop mature, actrice par hasard, se convainc qu'elle fera autre chose de sa vie ; depuis 1995, elle le clame partout : sa vie est ailleurs, dans la psychologie, par exemple.

On la croise chez Allen, Wang, dans des polars ou des comédies. Promise à un grand avenir, les journaux la célèbre sur des pleines pages en insistant sur son charme fou.

Ne trouvant aucun rôle intéressant à portée de verre de lait, refusant de futurs gros hits insipdes, Natalie Portman pose ses bagages à Broadway pour jouer le rôle éponyme dans Le journal d'Anne Franck. Un personnage et une ambition sur-mesure pour cette jeune juive précoce et sensible. Elle rédige même un article sur Anne Franck pour Time, à l'occasion.

1999 restera l'année de la consécration avec son couronnement médiatique et interstellaire : Georges Lucas porte son dévolu sur Natalie pour incarner la Reine Amidala qui engendrera Luke Skywalker. Celle qui épousera le futur Dark Vador (Hayden Christensen). Elle assure donc ses arrières en signant aussi pour les deux prochains épisodes dont les tournages s'étalent jusqu'en 2004. Elle incarne celle qui apprend la sagesse, qui croit en la démocratie, en la paix.

Le soleil semble briller pour Natalie. Sans se cantonner aux rôles d'ados attardés, la jeune actrice cherche un équilibre entre les blockbusters et les plus petites productions. un choix qui s'avère payant au bout du compte. Elle ne peut que séduire avec un charme pareil. Sa jeunesse est un atout. Son intelligence la fera passer d'une porte à l'autre.

Après quelques mélos de transition (face à Sarandon et Judd), elle accepte de faire les réptitions
avec Jude Law dans Cold Mountain, en mère isolée, pas prête à se faire violer. Ils se retrouvent dans Closer, où elle incarne le rôle obligé d'une strip teaseuse, entière et amoureuse. Les scènes hard ont été coupées, ne lui laissant que les larmes et les regards blessés. Elle récolte prix et statuettes. 23 ans à peine et déjà tout d'une grande, avec des films indies remarqués, sa participation dans une prod des frères Washowski, un rôle chez son compatriote Amos Gitaï. Elle a un parcours similaire à une Hayek ou une Blanchett. Parée pour les comédies romantiques et pourquoi pas prendre une couronne (d'épines) à Hollywood, Babylone où les jeunes filles se [perdent parfois. Mais pas toujours.

Source : Ecran noir



Cette grâce et ce charme qu'elle dégage, fait d'elle une actrice unique et recherché. Petite par sa taille mais grande par son talent même immense, elle choisit ses films avec subtilité et soin. Star Wars, une des plus grosses machines du cinéma mondial, et à côté de cela, elle tourne dans Garden State, le premier film de Zach Braff, un film à petit budget. Elle étonne, surprend... et nous fascine toujours autant.

# Posté le mardi 28 février 2006 12:20

Modifié le mardi 26 juin 2007 18:02

critique du mois (mars) : Mémoires d'une geisha

critique du mois (mars) : Mémoires d'une geisha
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Une galerie d'art à visiter en touriste.

___Une japonaise aux jeux bleus... Dés les premières minutes, le film annonce la couleur ; de l'Orient arrangé pour l'Occident, quitte à dénaturer, quelque peu, son propos, et à passer à côté de l'essentiel, son mystère. Outre cette aberration de la nature peu esthétique qui donne à Zhang Ziyi un air aveuglément absent, tout est fait pour ne pas trop dépayser le chaland occidental en le baladant agréablement dans des contrées exotiques entièrement reconstituées en Californie.

___A commencer par le choix, discutable, de deux actrices chinoises et d'une Malaisienne pour jouer des vestiges du japon ancien. A continuer par le choix de l'intrigue. Plutôt que de décrire l'apprentissage traditionnel d'une geisha, Rob Marshall évoque surtout la rivalité très hollywoodienne entre une méchante geisha vieillissante qui veut garder son titre de la nouvelle prédendante au trône. Aux art de la danse, du chant, de la cérémonie du saké ou du nouement de kimono, Marshall préfére le crépage de chignon.

___A ce titre, la vétérane Gong Li, belle comme un orage écrase de son regard noir Zhang Ziyi et lui vole la vedette en même temps que son histoire d'amour, ce qui porte préjudice au film. A Gong Li, les plus beaux kimonos, le privilège des cheveux défaits pas la colère, sommet d'érotisme d'un film qui , en contradiction avec ses intentions de box-office, en est totalement dépourvu. Le public occidental curieux de lever le voile sur l'anbiguïté vénale des geishas n'en aura pas pour son argent. Ni pute ni soumise, sauf exception qui confirme la règle, la geisha est cette "épouse de la nuit tombée" qui maîtrise tous les arts du divertisement et reflète la qualité d'un hôte dans les maisons de thé. Bref, "une oeuvre d'art vivante" que Marshall et son équipe de Chicago filment... comme une meneuse de revue de cabaret parisien.

___Mais puisqu'on ne peut reprocher à Rob Marshall de ne pas être le Zhang Yimou du Soleil Levant, reconnaissons à ces Mémoires d'être une oeuvre d'art de soi. Que ce soit l'okiya éclairée à la lampe à huile avec ses miroirs enfumés, les étoffes, les ombrelles, la moindre écaille d'un peigne, les cerisiers blancs au printemps, les érables rouges à l'automne ou la suffocance danse hivernale inspirée du théatre kabuki - celle que Sayuri, perchée sur des sandales laquées noir hautes de vingt centimètres, exécute en guise d'intronisation -, la carte postale vaut à elle seule tous les cachets, même s'ils ne font pas foi.

STEPHANIE LAMONE
Source : Première 349

Sortie le 1 mars 2006

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______________________ Palmarès des Oscars 2006
____________________ Oscar de la Meilleure photographie (Dion Beebe)
____________________ Oscar des Meilleurs décors (John Myhre, Gretchen Rau)
____________________ Oscar des Meilleurs costumes (Colleen Atwood)

# Posté le dimanche 26 février 2006 14:05

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:56

F I L M : Je vous trouve très beau

F I L M : Je vous trouve très beau

COMEDIE COMEDIE COMEDIE COMEDIE
DRAMATIQUE DRAMATIQUE DRAMATIQUE
JE VOUS TROUVE TRES BEAU
Isabelle Mergault
DRAMATIQUE DRAMATIQUE DRAMATIQUE
COMEDIE COMEDIE COMEDIE COMEDIE

Aymé Pigrenet vient de perdre sa femme. Il n'est pas submergé par le chagrin, mais anéanti par le travail qu'il va devoir désormais effectuer tout seul à la ferme.
Très vite, Aymé s'aperçoit qu'il ne peut pas s'en sortir. Il doit impérativement trouver une autre femme. Mais dans ce village, la chose n'est pas facile.
Aymé décide alors de faire appel à une agence matrimoniale. Contrairement aux autres "clients", il ne recherche pas l'âme soeur mais seulement une femme solide, bien plantée sur ses deux jambes, susceptible de le seconder à la ferme. Comprenant qu'il ne recherche pas l'affectif mais l'utile, la directrice de l'agence propose à Aymé de se rendre en Roumanie où là, les filles sont prêtes à tout pour quitter la misère dans laquelle elles vivent. Et c'est effectivement en Roumanie, qu'Aymé va rencontrer Elena...


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Hier soir, juste avant de voir les césars sur Canal +, un tour au cinéma, à l'affiche les Bronzés 3 et Je vous trouve très beau. Les bronzés déjà vu et nul envie de le revoir, direction Je vous trouve très beau. Salle comble, assit au premier rang car nul place ailleurs, le guichetier a même était obligé de refuser des spectateurs...
Ce film est d'une beauté simple et je comprend pourquoi presque 2,5 millions de personnes se sont déplacées pour aller voir ce film. Il est drôle... le chat dans la machine à laver, le concours du plus gros lapin, la mémé qui répète constamment "c'est qui qu'y est mort ?"... pleins de petits gags pas lourd et très drôle. Sûr pas de grande suprise, on devance le scénario, mais la musique, les acteurs, la réalisation.... surprenante d'ailleurs de la part d'Isabelle Mergault qui réalise içi son premier film... très réussit. Elle a souvent été prise pour une "C..." de part les rôles qu'elle a tenue, où encore sa participation à l'émission de Ruquier sur France 2. Mais je crois que cette impression est enterrée, elle a bluffé beaucoup de monde, et moi même je dis BRAVO.
Je trouve tout simplement ce film, très beau.


# Posté le dimanche 26 février 2006 11:40

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:42

F I L M : Mystic river

F I L M : Mystic river

DRAME DRAME DRAME DRAME DRAME DRAME
DRAME DRAME MYSTIC RIVERDRAME DRAME
DRAME DRAME Clint EastwoodDRAME DRAME
DRAME DRAME DRAME DRAME DRAME DRAME





Jimmy Markum, Dave Boyle et Sean Devine ont grandi ensemble dans les rues de Boston. Rien ne semblait devoir altérer le cours de leur amitié jusqu'au jour où Dave se fit enlever par un inconnu sous les yeux de ses amis. Leur complicité juvénile ne résista pas à un tel événement et leurs chemins se séparèrent inéluctablement.
Jimmy sombra pendant quelque temps dans la délinquance, Sean s'engagea dans la police, Dave se replia sur lui-même, se contenta de petits boulots et vécut durant plusieurs années avec sa mère avant d'épouser Celeste.
Une nouvelle tragédie rapproche soudain les trois hommes : Katie, la fille de Jimmy, est retrouvée morte au fond d'un fossé. Le père endeuillé ne rêve plus que d'une chose : se venger. Et Sean, affecté à l'enquête, croit connaître le coupable : Dave Boyle...


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Des récompenses presque à l'infini pour ce film bouleversant, petit palmarès :

OSCARS 2004
Sean Penn (Meilleur Acteur)
Tim Robbins (Meilleur Second rôle masculin)

SAG Awards 2004
Tim Robbins (Meilleur Second rôle masculin)

CESARS 2004
Clint Eastwood (Meilleur Film étranger)

GOLDEN GLOBER 2004
Sean Penn (Meilleur Acteur dans un drame)
Tim Robbins (Meilleur Second rôle masculin)

CRITICS CHOICE AWARDS 2003
Sean Penn (Meilleur Acteur)
Tim Robbins (Meilleur Second rôle masculin)

Mystic River a été en compétition au festival de Cannes en 2003.

J'ai eu la curiosité d'aller foullier dans les archives, pour connaître les récompenses exactes.
Et certes le jeu des acteurs est fabuleux, c'est un film bouleversant sur une histoire bien raconté. On se pose des questions à la fin... des choses qui ne correspondent pas... même lors du visionnage du film, aucun interrogation.
C'est un bon film de Clint Eastwood, un film profond, noir et sensible.

# Posté le dimanche 26 février 2006 10:49

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:42